Martin Walker: L’européen entre les relations amicales et belliqueuse. Ingrid Reichel

 
Ingrid Reichel et Martin Walker
© LitGes, Foto: Claus Unterbrunner
 

Martin Walker
L’européen entre les relations amicales et belliqueuse

L'écossais Martin Walker est l'inventeur de Bruno Courrèges, chef de police. L'auteur de la série policière passe ses étés dans le Périgord où son héros résout des crimes régionaux ainsi qu'internationaux.
Ingrid Reichel a eu l'occasion d’interviewer l'écrivain surtout populaire dans l'espace germanophone pendant la foire du livre à Vienne le 24. novembre 2012.

L'interview est apparue en allemand dans le magazine littéraire autrichien etcetera/viel-leicht/mars 2013
.

Je vous félicite pour l'interview en allemand que vous venez de donner juste tout à l’heure pendant la présentation du film documentaire* sur vous et le Périgord. J’étais quand même assez étonnée d’apprendre que le premier livre de votre série "Bruno chef de police" a été traduit en français et pouvait finalement paraître dans une édition française. Mes recherches de ce matin sur internet n’ont rien donné.

Oui, le titre français c'est "Meurtre en Périgord".

Dans quelle édition?

C'est l'édition Le masque. Elle est très renommée. C'est l'édition dans laquelle Agatha Christie a été publié. Donc je suis très fier.

Que pensez-vous, pourquoi l'apparition de votre livre a-t-il mis tellement longtemps en France?

Je crois que c’était un peu difficile pour les français de comprendre pourquoi un écossais écrit des romans policiers sur la France. Alors ils ont attendu jusqu’au moment où c’était clair que dans les autres pays on a vendu pas mal d’exemplaires et qu’ils pouvaient être sûrs de gagner de l’argent.

N’est ce pas aussi un problème historique entre la France et l’Angleterre?

Je crois que non. Les relations entre les britanniques et les français ne sont pas pires que celles entre les allemands et les français. Surtout concernant les écossais. Assez souvent les écossais étaient même les amis des français. Chaque fois qu’il y avait une guerre entre l’Angleterre et la France, c’était à l’utilité des écossais.

Dites-moi, est-ce-que vous avez l’impression que les relations franco-britanniques sont de la même amicalité que les relations franco-allemandes en ce moment?

Je crois que les relations entre les anglais et les français sont des relations âgées de mille ans. Depuis 1066 lorsque Guillaume le Conquérant (William de Normandie)** a envahis l’Angleterre. Les anglais ont occupés des grandes régions de la France comme Normandie, Bretagne, Aquitaine pendant des siècles. Ils sont partis de l'Aquitaine qu’en 1453, est ils ont maintenus le port de Calais jusqu'en 1555. Donc on a fait des guerres ensemble, on a fait des bébés ensemble. Nous avons une histoire partagée en étant des ennemis, des alliés. Alors c’est compliqué. C’est comme pour le mariage. De temps en temps c’est terrible, de temps en temps ça marche. Nous avons une histoire comme les plupart des européens, histoire de guerres, de mobilisations. C’était d’ailleurs les anglais qui ont libéré et sauvé la France en 1944-45. Pendant les deux dernières guerres mondiales nous étions des alliés contre les allemands. Ainsi nous sommes tous les victimes de l’histoire de nos ancêtres.

Alors vous ne croyez pas que c’était un soupçon des français contre un auteur anglais - écossais - de ne pas vouloir le traduire de l’anglais en français?

Non, je vous l’ai dit. La plupart des français aiment beaucoup les écossais. Sauf s’il s’agit du match de rugby. En effet on m’a dit que l’enquête d’ADN entre les anglais et les périgourdins dans la région sud-ouest de la France n’a donné aucune différence. À cause de l’occupation il y avait tant de bébés qui sont nés et ainsi il y a eu un bon mélange. En tant qu’européens nous sommes génétiquement presque identiques.

À côté des spécialités régionales et du paysage merveilleux du Périgord que vous décrivez savoureusement dans vos livres, on apprend vraiment beaucoup sur l’histoire, pas seulement de la région ou des relations franco-anglaises commençant au moyen-âge, mais aussi de la Seconde Guerre Mondiale et des problèmes sociaux contemporains. Est-ce-que vous suivez une pensée pédagogique dans vos livres?

Non. J’aime exprimer pourquoi j’adore cette partie de la France. J’essaye d’expliquer un peu l’histoire du Périgord, dont je suis passionné. Mais au point de vue sociopolitique je n’ai pas de stratégie pédagogique. Je souhaite raconter une histoire d’un policier qui est à mon avis très intelligent, libéral et sage. Un policier qui comprend pas seulement les gens mais qui connait aussi la différence entre la loi et la justice.

Vous avez crée Bruno Courrèges en 2008. Avec votre héros vous avez écrit entre-temps quatre enquêtes à la suite. Mais ce n’est que maintenant que votre édition germanophone Diogenes vient de sortir votre premier roman daté de 2002 «The caves of Périgord» (titre allemand: «Schatten an der Wand»). Pourquoi cette longue pause d’écriture entre ces deux romans?

Dans cette période j’étais rédacteur en chef de United Press International et donc très, très occupé. Je venais de publier un livre sur la guerre d’Irak, parce que j’y étais en 2003. Pour le reste je n’avais pas de moment pour écrire. Aussi je n’avais pas encore eu l’idée de Bruno, enfin d’écrire un roman policier. Ce n’était qu’en 2005 lorsqu’il y a eu les émeutes des jeunes immigrés à Paris que j’ai pensé à écrire quelque chose sur ce sujet. Alors le projet a commencé à se développer et c’est en 2006-2007 que j’ai écrit le premier Bruno.

Dans «The caves of Périgord» vous imaginez un jeune couple vivant à l’époque paléolithique dans les cavernes de Lascaux. Le roman est divisé en trois parties, il y a aussi la Seconde Guerre Mondiale avec l’histoire de la résistance française qui joue un rôle important et qui s’étire jusqu’au présent. Ainsi vous décrivez le combat interne de la résistance, la lutte entre les communistes et les gaullistes pour obtenir le pouvoir après la guerre qui était loin d’être décidée. Vous n’avez pas peur que les français ne vont pas aimer?

Bien sûre, je m’inquiétais un peu de ce qu’allaient penser mes voisins, mes amis, les gens des alentours. Mais je suis d’avis que pour nous européens la Seconde Guerre Mondiale est un mouvement clé, un des événements des plus importants du 20ème siècle. En effet c’était une guerre qui a commencé en 1914. On avait une trêve de 1918 jusqu’à 1939. Et puis ça a recommencé poursuivi par la Guerre Froide. En Europe nous sommes formés en général par l’histoire et la mémoire de cette Seconde Guerre Mondiale qui est d’ailleurs la cause du succès, si on peut parler d’un succès de l’Union Européenne. C’est un peu comme la guerre de Troie aussi significatif parce qu’on a détruit l’Allemagne, les bombardements en France, presque tout le monde était touché par cette guerre. Les résultats de cette guerre se trouvent un peu près partout. Pensez aux problèmes de l’Allemagne de l’Est et la chute de l’empire soviétique. Nous vivons encore avec les résultats de cette salle guerre.

Dans votre roman le crime va jusqu’au plus haut rang. Il y a même le président de la république qui est impliqué, vos protagonistes ont une grande ressemblance avec des personnages réels de la politique française.

Nous savons que François Mitterrand*** était un homme très intéressant. Il était pour le régime de Vichy avant qu’il participa à la résistance. Et André Malraux lui même il a dit qu’il a tué des gens …

Ce grand intellectuel français était épris d’aventure, au début des années vingt il a été emprisonné en Indochine pour trafic d'antiquités khmères.

Oui, pas seulement ca, des bruits courent concernant l’argent de la résistance. Mais il était un type remarquable. Une figure tout à fait historique.

20 ans après sa mort ses cendres ont été honorablement transférées au Panthéon.

Je croix que c’est à cause du discours que Malraux a donné à l’occasion de la mort du Général de Gaulle au Panthéon. Un discours remarquable, il a parlé de la résistance, de l’histoire de la France, du rôle du Général de Gaulle. C’est un discours qui vous met les larmes aux yeux, même maintenant quand je le lis. Et quand j’entend le chant des partisans- et quand Malraux le chante- j’ai aussi des larmes aux yeux. C’était un européen du 20ème siècle tout à fait exemplaire.

Est-ce-que vous croyez que les jeunes d’aujourd’hui sont plus européens ou est-ce-que vous avez peur pour l’Europe?

Oui, j’ai peur pour l’Europe d’aujourd’hui qui est très bureaucratique. Je crains que l’Europe de Bruxelles n’ait pas assez de soutien publique et politique de la plupart des européens. Mais j’ai beaucoup de confiance dans l’Europe de cœur. Pour moi le grand espoir est le programme Erasmus, par lequel les jeunes européens peuvent étudier soit en France, soit en Allemagne, en Suède … Ça c’est magnifique. Pour le progrès l’Europe a besoin de tels expériences, les jeunes qui se rencontrent, qui étudient ensemble, qui tombent amoureux, fondent des familles. C’est beau! J’espère que nos enfants résoudront toutes les bêtises que nos ancêtres ont fait.

Merci beaucoup, vous êtes un anglais, un écossais, mais surtout un européen de cœur.

*Martin Walker. Mein Périgord. (Martin Walker. Mon Périgord). 2012. Livre et réalisation: Günter Schilhahn. EA: 3SAT 28.11.12.
**Guillaume le Conquérant, dit également Guillaume le Bâtard, Guillaume II de Normandie et enfin Guillaume Ier d’Angleterre, né à Falaise vers 1027 et mort à Rouen le 9 septembre 1087, est duc de Normandie de 1035 à sa mort et roi d'Angleterre de 1066 (Bataille d’Hastings) à sa mort.
***François Mitterrand (1916-1996): président de la République française de 1981 à 1995
****André Malraux (1901-1976): écrivain, homme d’action, homme politique et intellectuel français

Martin Walker: Meurtre en Périgord. Une enquête de Bruno Courrèges.
Paris: Éditions du masque: 2012. 420 p.
Titre original: Bruno, Chief of Police. A Bruno Courrèges Investigation.
Traduit de l'anglais: Serge Cuilleron
www.lemasque.com
17, rue Jacob 75006 Paris

Martin Walker
Né en 1947 en Écosse. Historien, journaliste et écrivain. Il vit à Washington et depuis 1999 dans le Périgord. Walker a étudié l’histoire à l’université d‘Oxford et les relations internationales et l’économie à l’université de Harvard. Avant d'être engagé à l'UPI en 2000, il a passé 25 ans au journal anglais The Guardian, à des postes variés tels que chef du bureau de Washington ou de Moscou, rédacteur pour l'Europe ou assistant rédacteur. À côté de son travail journalistique il a écrit des livres importants sur la Guerre Froide, la perestroïka et les États-Unis. Depuis quelques années il s‘est engagé comme directeur du Global Business Policy Council à Washington, D.C., une sorte de think tank pour top manager (NGO). Sa série Bruno, chef de police est apparue dans onze langues, en allemand chez Diogenes. « Femme fatale. Cinquième enquête de Bruno Courrèges » sortira en Mars 2013 (Diogenes).
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Martin Walker: L’européen entre les relations amicales et belliqueuse. Ingrid Reichel

Johannes Wilhelm: Retrospektive Fukushima. Marie-Therese Goiser

 
Johannes Wilhelm
© Johannes Wilhelm
 

Johannes Wilhelm
Retrospektive Fukushima
Literatur, Journalismus und Kommunikation in der Krise

Im Gespräch mit Dr. Johannes Wilhelm über die Auswirkungen der Fukushima-Katastrophe vom 11. März 2011 auf Literatur, Journalismus, Erinnerung und Kommunikation Marie-Therese Goiser.

Am 11. März 2011 wurde das AKW Fukushima Daiichi durch ein schweres Erdbeben und einen Tsunami zerstört. Eine Katastrophe, die eine Kernschmelze und das austreten radioaktiven Materials sowie eine großflächige Zerstörung zur Folge hatte. Die Literatur wurde von diesem tragischen Ereignis gleichermaßen erschüttert. Nach der Tsunami-Welle überrannten zahlreiche Berichte das Land. In kurzer Zeit entstand ein reger literarischer Informations- und Erfahrungsaustausch.
Dr. Wilhelm, Sie haben die Ereignisse in Japan zu dieser Zeit beobachtet und im Internet und in Vorträgen kommentiert. Was können Sie uns zu dieser Entwicklung erzählen?

Die Katastrophe war stark vom Informationsaustausch im Internet geprägt. Es war eine Zeit, in der innerhalb eines halben Jahres, das Twittern in Japan sehr „in“ geworden ist. Sodass die Leute einerseits, wo sie konnten, versuchten Nachrichten zu senden, obwohl die Stromversorgung teilweise bis Juni gestoppt war, und andererseits gab es die Möglichkeit durch sumahos (“Smartphones”) oder Handys zu twittern. Dabei handelte es sich um ganz verschiedene Leute, vor allem Politiker, aber auch Leute, die vor Ort waren wie Journalisten, Teiljournalisten, die auch nachher bei Pressekonferenzen teilnahmen wie z.B. von TEPCO. Twitter wurde aber besonders unmittelbar nach der Katastrophe benutzt, um Hilfe zu rufen. Das Internet lieferte aber auch andere Möglichkeiten sich auszudrücken.

Können Sie Beispiele für die unterschiedliche Nutzungdes Internets nennen?

Ein bekanntes Beispiel ist der Bürgermeister Sakurai aus Minamisoya, der einen Aufruf auf YouTube stellte, weil ihn die Medien nicht gehört hatten. Das lag möglicherweise nicht an den Medien, sondern an der Lage, weil die Pressekonferenzen nur in Tôkyô stattfanden. Journalisten durften das Gebiet um das AKW nicht betreten und Minamisoya lag genau dort. Es gab auch einen Fotographen in Japan, der sehr oft in Tschernobyl fotografiert hatte, Hirokawa Kôichi. Er schaltete sich über seine Zeitschrift “Days Japan” ein. Diese Zeitschrift hatte zum ersten Jahrestag 2012 eine Liste von Twitter und anderen Informationsquellen von den ersten drei oder vier Tagen nach der Katastrophe zusammengestellt.
Ein Bekannter, Akao Mitsuharu, begann Aphorismen zu schreiben und per Twitter zu verbreiten. Über einige Zeit entstanden drei umfangreiche Sammlungen, die bei togetter zusammengefasst wurden.

Wie wichtig war der Bevölkerung die politische Message in den Twitternachrichten oder in der Presse?

Eine politische Message gab es kaum. Ein mir bekannter Journalist in Sendai ist Chef einer großen regionalen Fernsehanstalt. Er hat mir erzählt, dass das Berichten sehr schwer war. Aus zwei Gründen: In den ersten Tagen kamen 1.200 Journalisten aus ganz Japan nach Sendai, um von der Katastrophe berichten zu können. In der nächstliegenden Millionenstadt Sendai, wo die Journalisten zusammenkamen, gab es zu dieser Zeit weder Strom noch Gas. In der Fernsehstation war ein Dieselgenerator, aber kein Diesel vorhanden. Später bekam man Diesel von den Selbstverteidigungsstreitkräften, aber die Leute standen an den Tankstellen, weil sie Benzin brauchten und es in Japan kaum Privatautos mit Dieselantrieb gibt. Ein Weißkohlkopf kostete normalerweise in Sendai max. 200 Yen, unter den Umständen dazumal jedoch 500 bis 600 Yen. Da man nun aber 1.200 Journalisten zu verpflegen hatte, und alle Hotels geschlossen waren, stellte das die Leute in der Zentrale der Regionalrundfunkanstalt vor riesige, logistische Probleme. Vor allem aber nutzten die Journalisten aus der betroffenen Region, Sendai als erste Anlaufstelle. Die meisten sind nach ein paar Wochen oder Monaten weiter- oder weggezogen.

Wie konnte dann überhaupt Journalismus in dem von der Katastrophe betroffenen Gegend betrieben werden?

Die Selbstverteidigungsstreitkräfte haben zwar schon sehr früh Wege freigemacht, aber man war vorerst auf dieses Basislager angewiesen. Die Anlaufstellen für freiwillige Helfer und Journalisten waren neben Sendai noch Tome, nördlich von Ishinomaki, oder Tôno weiter im Norden. Unmittelbar nach der Katastrophe flohen viele ausländische Medien wegen der Strahlenangst nach Kansai (Osaka, Kyoto). Entsprechend waren diese Leute auch auf die Nuklearkatastrophe fixiert, was wohl auch ein Grund dafür ist, dass die Katastrophe in Europa bis heute als Nuklearkatastrophe wahrgenommen wird. Nur wenige, wie zum Beispiel Ariane Reimer, versuchten von den Blick auf die vom Tsunami zerstörten Gebiete zu lenken. Für ihre eindringlichen Berichte aus dem Norden Japans erhielt sie 2011 den Förderpreis im Rahmen der Verleihung des Hanns-Joachim-Friedrichs-Preises für Fernsehjournalismus. In den japanischen Medien wiederum wurden Bilder von Zivilisten zur Wahrung ihrer Privatsphäre nach und nach retuschiert, damit man die Gesichter der Betroffenen nicht erkennen konnte. Auch das oft durch die Medien vermittelte Bild der stoischen Japaner, die brav anstanden und ihr Schicksal hinnahmen, stimmt so nicht. Bekannt ist der Fall einer Tochter eines Juwelierhändlers, die gerade ihre Verlobung feierte und deswegen teure Ringe trug. Als man ihre Leiche fand, fehlten ihr die Finger... Es gab wohl auch regelrecht geplante Diebeszüge, gerade im Hafenbereich von Sendai, wo bereits in der Nacht des 11. März 2011 Leute mit Lastwägen nachts an  den Hafen fuhren, um dann mit Gummiboten die ganzenzweiten Stöcke der Kaufhäuser abzugrasen. Darüber wurde aber Stillschweigen unter den Journalisten ausgemacht, um mögliche Massaker oder Aufstände zu vermeiden, wie mir ein Gewährsmann berichtete. Aber als ich Japan im Juli 2011 besuchte, wurden die Leute nach ein paar Bier lockerer und erzählten von ihren unmittelbaren Erlebnissen, z.B. in einem Hochhaus in Sendai oder mitten in den Wellen auf einem Dach an der Küste. Im September 2012 in den Notunterkünften waren die persönlichen Erfahrungen und Eindrücke noch immer Hauptgesprächsthema beim morgendlichen Tee. Doch die Geschichten hatten sich mittlerweile zu überpersönlichen Geschichten entwickelt. Die Erfahrungen sind sicherlich vorerst körperlich, dann drücken sie auf die Seele. Man beginnt sie zu interpretieren, einzuordnen. Dann geschehen eben solche Dinge wie, einerseits Vorfälle zu vergessen, also Amnesie, und andererseits Übertragungen von Erzähltem. Wobei hier auch interessant ist, wie man sein Wissen teilt, als Mitglied einer Familie, einer Gruppe von Schülern, einer Wohngruppe oder einer Gemeindeunterkunft, oder über Medien, Zeitungen und Internet.

Welche Literatur über die Katastrophe wird von der japanischen Bevölkerung bevorzugt? Seit der Katastrophe sind fiktive, non-fiktive, prosaische Texte usw. entstanden.

Ich denke, das kommt ganz auf die Zeit an. Unmittelbar nach der Katastrophe waren es Bildbände. Es waren in erster Linie Bilder von den größeren Zeitungsfirmen, weil die auch die Kapazitäten hatten, so etwas zu drucken. Nach und nach konnten dann auch kleinere Verlage in der Katastrophenregion Bildbände verfassen. Dann entstanden viele Gedichtbände über die Fukushima-Katastrophe und auch über die Tsunamikatastrophe selbst. Juli und August 2011 gab es in jeder Buchhandlung eine Ecke mit Literatur zur Katastrophe, wo in erster Linie Fotobände verkauft wurden, aber auch Atlanten von dem Katastrophengebiet. Im September 2012 dieses Jahres war ich dann wieder in diesen Buchhandlungen in Sendai und da fehlte diese Literatur. Möglicherweise hätte man noch etwas in größeren Buchhandlungen gefunden, aber in kleineren wurden nur noch lokale Bücher verkauft, die nur die Umgebung betrafen. Z.B.: “Unsere sechs Wandzeitungen” von der Zeit unmittelbar nach der Katastrophe, die ediert und kommentiert vorlagen. Übrigens waren gerade diese Wandzeitungen, die vor Ort, wo Strom und teils auch Funknetze ausgefallen waren, die wichtigsten Medien im Katastrophengebiet, nicht aber unbedingt das Internet, wie oft angenommen wird.

Die Entstehung von fiktiven Geschichten war zeitlich viel später und wurde stark kritisiert. Wie lässt sich das erklären?

Einerseits geht es hier sicherlich darum, wie man mit Erinnerung umgeht, und das ist immer ein Problem beim Geschichtenerzählen. In Japan kommt gerade der Film The land of hope, im Original kibô no kuni, in die Kinos. Es handelt sich hierbei um einen halbfiktiven Film über eine Familie, die an der Grenze zum abgesperrten Gebiet lebt. Deren kleines Feld wurde dabei in ein radioaktiv verstrahlten und einen nicht-verstrahlten Bereich aufgeteilt, d.h. die Grenze verlief mittendrin. Der Film handelt von der Katastrophe und dem Leben der Familie, schlussendlich nimmt sich die Familie das Leben. Wohlgemerkt: Die reale Familie hat sich natürlich nicht wirklich umgebracht. Der Film wurde den Menschen, mit denen gearbeitet wurde, vor der Veröffentlichung gezeigt. Ich denke auch, dass in den nächsten Jahren diese Themen Akzeptanz finden werden, aber es gibt Zeiten, in denen bestimmte Geschichten erzählt werden können und es gibt aber auch Zeiten, in denen Geschichten wieder vergessen werden, oder sich auch als falsch herausstellen.
Es gab zum Beispiel auch einen Bericht über ein geheimes Atomwaffenlager unterhalb des AKWs Fukushima I. Die Geschichte wurde dann von einigen Verschwörungstheoretikern aufgegriffen, es kam zur Involvierung Chinas etc. Es bleibt die Frage, was wir als gegeben hinnehmen und was nicht. Zumindest kann man das Selbst-Gesehene als gegeben hinnehmen, weniger das Gehörte und Gelesene, und noch weniger vielleicht die eigene Vorstellung.
Interessant fand ich auch das Erlebnis eines Mitglieds der Hilfsgruppe Kayûshientai. Als am 11. März 2011 die Lichter ausgingen, verfiel ein Teil Japans in Dunkelheit. Einer der Mithelfer hatte gemeint, dass der Himmel in der Nacht sehr schön war. Weil die Stadt plötzlich so düster war und er noch nie zuvor in seinem Leben so viel Sterne gesehen hatte. Und dann erschien der Mond, auch er war sehr schön. Ein beeindruckendes Beispiel, wie Erinnerung sein kann.

Johannes H. Wilhelm
Geb. 1970 in Tôkyô. Dr. Wilhelm ist gegenwärtig als Lektor im Institut für Ostasienwissenshaften der Universität Wien tätig. Bereits lange vor der Katastrophe beschäftigte er sich mit der pazifischen Küstenbevölkerung, über die er auch seine Dissertation verfasst hat. Durch Recherchen und Besuche des Katastrophengebietes hat er sich ein großes Wissen über die Katastrophe angeeignet.
Zur Info: In drei Vitrinen und anhand von aufgehängten Bildern und Fotografien werden an der Japanologie der Universität Wien bis Anfang April 2013 Aspekte der Katastrophe ausgestellt. Durch die aufbereitete Literatur, Fotografien und Alltagsgegenständen kann man sich dort der Thematik nähern. Ab März soll auch eine kleine Ausstellung in der Zentralanstalt für Meteorologie und Geodynamik (ZAMG) in Wien gezeigt werden. Die Fotografien wurden mit freundlicher Genehmigung zum Abdruck von Dr. Johannes Wilhelm zur Verfügung gestellt. Weitere Fotografien von ihm finden sich unter: http://picasaweb.google. com/hiraganaboy/

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Johannes Wilhelm: Retrospektive Fukushima. Marie-Therese Goiser

Xenia Hausner: Von Literatur und den Frauen in der Kunst. Ingrid Reichel

Xenia Hausner
Von Literatur und den Frauen in der Kunst

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Xenia Hausner im Atelier: Foto © Gerlad Y. Plattner, 2012  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Am 23. Oktober kam Xenia Hausner zur Eröffnung ihrer neuesten Ausstellung „ÜberLeben” ins Essl Museum Kunst der Gegenwart nach Klosterneuburg, NÖ. Nach der Pressekonferenz führte Ingrid Reichel ein Interview mit der österreichischen Künstlerin. Die Schau ist bis zum 20.01.2013 zu sehen. Die Kritik zur Ausstellung finden Sie auf www.litges.at.

Wenn ich Ihnen folgende klischeehafte These nenne „Ein Bild sagt mehr als Tausend Worte“, geben Sie mir Recht?

Auf dem ersten Blick ist dieser Satz auf jeden Fall richtig. Es ist die schnellste und unmittelbarste Botschaft, die geschickt werden kann. Im nächsten Schritt jedoch fragen Sie eigentlich die Falsche. Ich bin eine Leseratte, ich möchte nicht nur mit Bildern leben, ich möchte auch sehr gerne mit Worten leben, mit tausenden Worten. Aber in der Unmittelbarkeit und in der Schnelligkeit der Wahrnehmung ist das Bild direkter als das geschriebene Wort. Das ist eine traurige Wahrheit.

Welche Bücher lesen Sie?

Vor allem Romane. In meiner Arbeit fließen auch manche Bildtitel ein. Jedoch sind sie nicht eins zu eins mit den Ro- mantiteln verbunden wie Wem die Stunde schlägt (Ernest Hemingway). Oder in Pensée sauvage von Claude Lévi-Strauss, da ist im Bild ja nicht seine These zu sehen. Aber gerade in dieser Verballhornung liegt der literarische Reiz. Im Gegenteil, meine Bildtitel sind nicht deskriptiv. Aber ich lese sehr gerne. Gerade lese ich Landgericht von Ursula Krechel [1], vorher war ziemlich viel von Christian Kracht dran und als Hörbuch im Atelier „Canada“ von Richard Ford. Hörbücher sind beim Arbeiten sehr beliebt, weil die Modelle mithören können.

Kaum eine Künstlerin hat einen solch starken Bezug zur Theatralik wie Sie. In Ihrem Katalog „GlücksFall“ (Prestel Verlag, 2005) verwies Rainer Metzger auf dieses Phänomen mit der Laokoon-Debatte [2], dessen Streit um die Gattungsästhetik nicht zuletzt im Modernismus eine Radikalisierung durch den Kunstkritiker Irvin Babbitt (1911) erfuhr, der meinte, dass eine Vermengung der Künste nur eine verzweifelte Geste, die demnach Theatralik erziele, sei. Also Schuster bleib bei Deinen Leisten. Wie sehen Sie das?

Die ganze zeitgenössische Kunst ist geradezu gekennzeichnet von einer Vermengung der Künste. Das Schlagwort heißt „Interdisziplinär“ oder „Crossover“. Aber, wieso soll mich das betreffen? Ich mache kein Theater. Ich inszeniere mir, eigentlich müsste man sagen, ich rekonstruiere mir eine Situation im Atelier, aber nur zum Zweck der Malerei. Also ich bleibe bei meinen Leisten. An mir ist diese Aussage nicht abzuhandeln, da es keinen Selbstzweck gibt. Die rekonstruktiven Aufbauten im Atelier sind Utensilien, die dem Zweck dienen, das Bild herzustellen, münden in Malerei.

Sie sind vom Bühnenbild zur Malerei gelangt. Bei Francis Bacon [3] war es gerade umgekehrt. Er wollte seine Bilder, die auch bildnerische Inszenierungen waren, in Bühnenbild und Skulpturen umsetzen, kam aber nie dazu.

Aber er hat was anderes geschafft, das ist doch egal. Man tritt mit einer Idee an, aber es entwickelt sich etwas anderes und dann bleibt man dort hängen, weil es eben interessant ist und man es auch kann. Ich habe ja auch nicht vorgehabt, in die Malerei zu gehen. Aber ich bin dorthin gekommen. Bacon wollte Bildhauer werden und ist ein großartiger Maler geworden. Ist doch großartig.

Die Bühnenbildaktion ist jedoch in Ihrem Werk nicht zu leugnen.

Gut. Gerne... Es wird jetzt besonders hochgezwirbelt, weil ich voriges Jahr den Wiener Ringturm eingekleidet habe und jetzt die Rotunde im Essl Museum gestalte. Insofern gebe ich dem Affen Zucker. Dazwischen habe ich ein paar Kirchenfenster entworfen, die auch etwas mit Bühnenbild zu tun haben. Da geht’s bei den Glasflächen um Licht und Gegenlicht, um Transparenz oder Halbdunkel...

So bleibt es doch eine Kombination…

Wenn Sie darauf bestehen.

Nein, ich bestehe nicht darauf.

Ich würde es nicht so sehen. Vielmehr ist alles in den Dienst der Malerei gestellt. Hier mit der Installation in der Rotunde könnte man sagen, das ist ein Bühnenbild. Dann sage ich halt „ja“.

Warum kann man die Installation in der Rotunde nicht betreten?

Reicht es nicht sie anschauen? Warum soll sie betreten werden? Die Rotunde wird im Essl Museum oft betreten. Aber jetzt wird sie einmal nicht betreten. Jetzt wird sie angeschaut. Es gibt ja ein magisches Moment da drinnen. Und unten ist ein Lichtkasten montiert, daher gibt es keinen Zutritt. Außerdem, was wäre der Mehrwert, wenn Sie noch näher rangingen? Sie brauchen einen gewissen Abstand, um in die Gesamtsituation hineinzuschauen. Also ich möchte Sie bewusst fernhalten. Ich bin froh, dass Sie nicht ganz mit der Nase hinkönnen. Es wäre nicht verbessert. Sie hätten nicht mehr Erfahrungen oder Erlebnisse, Erkenntnisse durch das Betreten. Es ist auch so ein seltsamer Ansatz, dass man alles antatschen muss. Sie können ja den Stein angreifen. Gehen Sie hin, Sie können an ihm vorbeigehen... Diese Art, auf allen Skulpturen müssen Kinder darauf klettern können …

Aber sie trauen sich doch nicht. Oft gibt es Werke, die „angegriffen“ werden sollen. Es herrscht allgemeine Verunsicherung.

Zur Verinnerlichung eines Kunstwerks sollten die Augen reichen. Ich weiß nicht, warum alle Leute alles angreifen müssen.

Vielleicht kommt es vom Konsumverhalten?

Ja, vielleicht. Jedenfalls ist diese Installation gedacht, aus einem gewissen Abstand, als Gesamtes wahrgenommen zu werden. Insofern ist das der interessantere Blick.

In Ihrer Biografie steht, dass Sie das Studium des Bühnenbildes an der Akademie der Bildenden in Wien und an der Royal Academy of Dramatic Art in London absolviert haben. Letztere ist, soviel ich weiß, eine berühmte Schauspielschule. Haben Sie jemals damit geliebäugelt auch Schauspielerin zu werden?

Nein, die Royal Academy of Dramatic Art hat einen Bühnenbildzweig. Zu Schauspielen hätte mich damals richtig verschreckt, heute interessieren mich Schauspieler vor allem, weil sie interessante Modelle sind.

Könnten Sie sich dennoch vorstellen, dass Sie von der Malerei einmal weg- und zu einer echten Inszenierung übergehen oder zur Filmregie wechseln - Ihre Halb-Schwester Jessica ist nebenbei bemerkt Filmregisseurin? Auch Julian Schnabel [4] kommt von der Malerei und macht sich seit 1990 in diesem Metier einen Namen.

Durch Jessica ist das Thema in der Familie doch sehr gut abgedeckt. Ja, Schmetterling und Taucherglocke hat mir sehr gut gefallen, habe ich auch vorher gelesen. Ich finde es beachtlich, was Schnabel da vollbracht hat. Ich glaub’ ich mache hauptsächlich Sachen, die letztendlich in Malerei münden. Aber ich wickle gerne Gebäude ein, kleide etwas aus oder erfinde einen Raum. Räumliche Erfindungen interessieren mich. Und ich baue fataler Weise auch sehr gerne um, renoviere Häuser, ich habe so eine architektonische Ader.

Man wird also noch sehen, was sich noch alles in Xenia Hausner herauskristallisieren wird.

Naja…

Am Donnerstag (25.10.2012) wird dem ehemaligen Burgtheaterdirektor Claus Peymann anlässlich seines 75. Geburtstag das Dekret und der Ehrenring zur Ehrenmitgliedschaft des Burgtheaters überreicht. In diesem Rahmen wird auch Ihr Portrait von ihm enthüllt. 2005 haben Sie den österr. Präsidenten Heinz Fischer gemalt. Haben Sie ihn nach einem Foto gemalt, dass Sie erhalten haben?

Nein, ich habe das Foto gemacht. Ich fotografiere ja alle selber. Ich lasse mir doch kein Foto in die Hand drücken… Ich habe ihn fotografiert. Im Fall Fischer gab es jedoch eine Ausnahme, weil ich ihn nicht bei mir im Atelier gemalt habe. Aus organisatorischen Gründen, wegen Fischers schwierigem Stundenplan, war das nicht möglich. Ich habe mir am Ballhausplatz ein Atelier eingerichtet. Sie haben mir dort einen Raum freigeräumt, den ich vom Licht her gutgefunden habe. Es wurde eine Staffelei und alles, was ich für Wochen und Monate gebraucht habe, hineingetragen und da hatte er (Fischer) nur kurze Wege bis dorthin. So konnten wir auch mehr Sitzungen machen. Die Fotos sind reines Arbeitsmaterial.

Wenn Sie an einem Bild malen, arbeiten Sie im Akkord an anderen weiter?

Was heißt im Akkord? So ein großes Bild dauert naturgemäß länger als ein kleines. Aber ich male an mehreren Bildern gleichzeitig, weil es gar nicht anders geht.

In Ihren Gemälden sind vereinzelt auch männliche Akteure zu sehen, die scheinbar nur als Nebenrollen fungieren. Beinahe möchte man sagen, der Mann ist ein Accessoire der Frauenwelt. Wie sehen Sie das?

In meinem Leben ist der Mann eine zentrale Figur. Im Werk ist der Mann eher marginalisiert. Frauen sind halt irgendwie „kunstfähiger“.

Sie unterrichten an der Sommerakademie Traunkirchen, auf deren Homepage findet man unter Ihrem Kursangebot einen Link zu Frauen ohne Grenzen. Dort gelangt man zu einem Artikel zum Intern. Weltfrauentag 2009. Der Beitrag wurde von Edit Schlaffer unter dem Titel „Der Internationale Frauentag: Nichts zu feiern!“ geschrieben. Daneben erscheinen Ihre Werke. Inwieweit sind Sie da engagiert? Auch bezüglich der Frauenemanzipation.

Ja, Edit Schlaffer ist die Chairwoman (Vorsitzende) der NGO. Mein Statement hierzu ist: Ich bin dafür! Ich bin bei Frauen ohne Grenzen [5] und bei Save [6], das ist die zweite NGO, im Vorstand. Mein Beitrag besteht vor allem darin, Bildmaterial zu generieren. Manchmal gehe ich auch auf Reisen mit Edit Schlaffer. Wir haben in Ruanda fotografiert. Das Material sieht man dann auf der Homepage. Ich war bei schweißtreibenden Interviews mit Genozid Überlebenden dabei, oder habe die Mutter eines Selbstmordattentäters fotografiert. Da begreift man erst, in welcher abgehobenen privilegierten Situation man sich im Atelier bewegt. Dort gehen sie ganze Tage für zwei Kanister Wasser und hier beschweren wir uns über eine Nebensächlichkeit. Deswegen heißt meine Installation im Essl Museum auch „ÜberLeben“ und zeigt eine Idylle, auf die ein Geschoß zusteuert. Es ist die Situation einer Bedrohung oder eines nicht Vorbereitet-Seins auf kommendes Unheil. Wir sehen eine Menschheit, die verdrängend die Augen schließt, obwohl metergroße Zeichen vor ihr stehen. Die Frage ist heute mehr denn je, wie wir überleben können, und da schließt sich der Kreis mit Frauen ohne Grenzen.

Emanzipation weltweit.

Naja, Emanzipation hängt mit Bildung zusammen, natürlich geht es um den Bildungszugang für Frauen. Wenn der gewährleistet ist, wird sich auch im Berufsleben und in der Situation der Frauen einiges weiterbewegen, aber das hängt an der Basis mit Bildung zusammen. Die Taliban sind leider die Stärkeren, wie sich jetzt nach tausenden Toten zeigt und ich glaube nicht, dass wir dort weitermachen sollten, aber an den Frauen ist es ein Verrat, so zu entscheiden.

Und wie finden Sie die Situation in Österreich?

Naja, es geht schon aufwärts. Wie ich mit Bühnenbild in den 70er Jahren angefangen habe, war ich die einzige Bühnenbildnerin weit und breit. Und niemand hat einer Frau zugetraut, dass sie etwas Technisches wie das Bühnenbild bewältigen kann. Da haben sie gesagt, Kinderl, ich war nicht nur Frau sondern auch jung, Kinderl du machst Kostüme, das ist was Hübsches, was Weibliches, das machst du und der Mann macht die Bühne. Und ich wollte aber Bühnenbild machen, weil mich auch die Architektur interessiert hat. Ja, können Sie überhaupt die Technik?, waren die Argumente…
Das ist vorbei. Es gibt niemanden mehr, der heute anzweifelt, dass eine Frau die Technik bei einem Bühnenbild bewältigen kann. Also, da ist in 40 Jahren doch etwas weitergegangen. Vielleicht nicht so geschwind und in den Schritten, die man sich wünschen würde. In den Spitzenpositionen sind immer noch mehr Männer, und so ist es in der Kunst, in der Wirtschaft, in der Politik und überall dasselbe. Und warum ist das so? Nicht weil die Frauen Kinder kriegen, sondern weil die Frauen nicht so solidarische Netzwerkerinnen sind wie die Männer.
Die Frauen sind unsolidarischer, konterkarieren sich selbst und spielen sich die Bälle nicht so zu. Unabhängig vom Kinderkriegen. Deshalb gehen Frauen eher in die Mittelfelder, für die Spitzenfelder reicht irgendetwas nicht. Die Zeit, die Kinder, die Solidarität, die Geschicklichkeit… was weiß ich. Irgendwie haben sie die „symbolische Gewalt der männlichen Herrschaft“ doch noch zu sehr verinnerlicht.

Trotz Quotenregelung…

Was heißt Quotenregelung? Gut, ich bin für die Quotenregelung. Andererseits mit Biegen und Brechen einen Job zu besetzen, mit einer Frau, die nicht wirklich erstklassig für den Job qualifiziert ist, davon halte ich auch nichts. Die Frage ist vielmehr, warum haben wir an der Spitze nicht soviel Auswahl an Frauen?
Heute, wo es klar ist, dass Frauen Beruf und Familie verbinden wollen, der alte Typ ist ja vorbei, der Karriere macht und dafür auf Familie verzichtet. Jetzt wollen die Frauen alles!
Aber sie müssen auch alles leisten und unter einen Hut bringen. Jetzt gibt es den verunsicherten Mann. Jetzt sind den Männern die Frauen, die das alles können, schon unheimlich.
Jetzt haben die Männer seltsame Verweigerungsstrategien, nehmen selbstmitleidige Thesen in Anspruch oder flüchten zu feschen russischen Putzfrauen und fühlen sich dort wieder sicher…
Ja, Sie schauen mich jetzt so an? … Ja, missverständlich befreit von jeder Verantwortung in der Partnerschaft, können sie jetzt Frauen wechseln wie Hemden, je nach Einkommen halt. Auf dem Konto der Emanzipation können nun die Männer infantil regredieren. Ja, bitte bringen Sie das! Früher, in einem bürgerlichen Weltbild mussten oder durften sie noch Beschützer sein, das brauchen jetzt moderne Männer auch nicht mehr. Männer haben mit der Emanzipation nicht Schritt gehalten.

Liegt aber auch am Bildungswesen…

Nein, das liegt an einer inneren männlichen Befindlichkeit. Sie sind verunsichert, weil ihr genetisches Programm mit der sozialen Realität von heute nicht mehr übereinstimmt. Aber auf der anderen Seite das Rad zurückdrehen und in die Adenauer Zeit möchten wir schon gar nicht mehr. Die Freiheit, die wir Frauen heute haben, ist für uns ja auch schon selbstverständlich. Da muss man jetzt eben probieren, dass sich die Männer und die Frauen in diesem neuen Geschlechterverhältnis wieder neu arrangieren.

Aber dass Frauen vorwiegend Frauen malen, liegt doch daran, dass Frauen Jahrhunderte lang von Männern dargestellt wurden und die Frauen nun einen Aufholbedarf an Berichtigung haben?

Nein, die Männer wurden ja nie gefragt, warum sie Frauen malen. Es gibt ja in der Kunstgeschichte fast nur männliche Maler. Ausnahmen waren Artemisia Gentileschi und Angelika Kaufmann… zu einer Zeit, wo es für Frauen keinen Zugang zu einem Aktsaal oder irgendeiner Akademie gegeben hat. Das waren Pioniertaten, dass diese einzelnen Frauengestalten sich durchgesetzt haben. Aber sonst gab es nur männliche Maler, die halt Frauen gemalt haben, weil sie ihnen gefallen haben.
Ich glaub’ Frauen sind einfach das schönere Geschlecht, sie sind „kunstfähiger“. Sie sind für die Kunst einfach interessanter und geeigneter, so sehe ich das.

Für Frauen ein schönes Schlusswort. Ich danke für das Gespräch.

[1] Ursula Krechel: Landgericht. Jung und Jung, 2012. Die Berliner Schriftstellerin Krechel wurde geehrt für das Seelenpanorama eines nach 1945 zurückkehrenden jüdischen Emigranten.
[2] Die Laokoon-Debatte fand zwischen dem deutschen Archäologen und geistigen Begründer des Klassizismus Johann Joachim Winckelmann (1717-1768) und Gotthold Ephraim Lessing (1729-1781), dem Dichter der deutschen Aufklärung statt. Winckelmann benützte die Worte “Edle Einfalt und stille Größe” bezüglich der dargestellten Leiden des Laokoon in der berühmten Marmorgruppe, die (laut Plinius) bereits 1506 von Felice de Fredis in seinem Weingarten in Rom gefunden wurde und heute im Vatikanischen Museum zu sehen ist. Daraus entstand ein Disput, denn Lessing vertrat die Ansicht, dass ein Bild eine Momentaufnahme sei, und daher das Bild im Raum, während der Text in der Zeit funktioniere.
[3] Francis Bacon: Der britisch-irische Maler (geb. in Dublin 1909-gest. in Madrid 1992) gehört zu den bedeutendsten gegenständlichen Malern des 20. Jhdts.
[4] Julian Schnabel: Amerikanischer Neoexpressionist und Cineast vor allem von Literaturadaptationen (geb. 1951 in New York). Filme: Basquiat (1996); Before the Night falls (2000); The Diving Bell and the Butterfly (Schmetterling und Taucherglocke) (2007); Lou Reed’s Berlin (Doku,2007); Miral (2010).
[5] Frauen ohne Grenzen verändern die Welt: www.frauen-ohnegrenzen.org
[6] Save Foundation -Sicherung der landwirtschaftlichen Arten Vielfalt in Europa: www.save-foundation.net

Xenia Hausner
Geb. 1951 in Wien als Tochter des österr. Malers und Vertreter des Wiener Phantastischen Realismus Rudolf Hausner. 1972-1975 Bühnenbild Studium an der Akademie der Bildenden Künste in Wien und der Royal Academy of Dramatic Art in London. Arbeitete bis 1992 für Theater und Oper. Ab 1990 widmet sie sich nur mehr der Malerei, zunehmend auch Grafiken und Mixed-Media. Seit 1996 folgten zahlreiche Ausstellungen im In- und Ausland. Sie lebt und arbeitet in Berlin und im Salzkammergut. Xenia Hausner unterrichtet an der Sommerakademie Traunkirchen: www.sommerakademie-traunkirchen.com. Sie ist Vorstandsmitglied bei Frauen ohne Grenzen verändern die Welt und Save Foundation.
2000 erhielt sie den Hamburger Ernst Barlach Preis. www.xeniahausner.de

Letzte Publikationen: ÜberLeben (Brandstätter Verlag, 2012); Flagrant Delit (Swiridoff Verlag, 2012); Damage (Hirmerverlag, 2011); You and I (Prestel Verlag, 2008); Xenia Hausner 2 (Galerie von Braunbehrens, 2007); GlücksFall (Prestel Verlag, 2005); Damenwahl - Berichte aus dem Labor (Wienand Verlag, 2003); Kampfzone (Wienand Verlag, 2003).

Auswahl letzter Ausstellungen:
2013: „Xenia Hausner“, The Pao Galleries, Hong Kong Arts Center;
2012: Beijing International Art Biennale;
„Xenia Hausner – ÜberLeben?“ Essl Museum, Klosterneuburg;
„Glasmalerei des 21. Jahrhunderts“ , Centre intern. du Vitrail, Chartres;
„Xenia Hausner – Flagrant délit“, Musée Würth France, Erstein;
2011: „Xenia Hausner - Damage“, Shanghai Art Museum, Shanghai;
„Portrait“, Galerie 422, Gmunden;
„Familiensinn“ Verhüllung des Ringturms, Wien;
„Glasmalerei der Moderne“, Badisches Landesmuseum, Karlsruhe;
„Irene Andressner Selbstportraits i.A.“, Landesmuseum NÖ, St. Pölten;
2010: „Intimacy. Baden in der Kunst“, Kunstmuseum Ahlen, Ahlen;
„Vorreiterin“, Gabriele Münter Preis 2010, Martin-Gropius-Bau, Berlin;
„Xenia Hausner“, Neue Arbeiten, Kunstraum Walker, Klagenfurt;
2009: „Xenia Hausner“ Palais Liechtenstein, Forum für zeitgenössische Kunst, Feldkirch;
„Sehnsucht nach dem Abbild. Das Portrait im Wandel der Zeit“, Kunsthalle Krems;
2008: Montijo International Biennal ON EUROPE 2008, Portugal;
„You and I“, Forum Gallery, New York;

LitGes, etcetera Nr 50/ Wozu Literatur?/ November 2012
Bildmaterial im etcetera mit freundlicher Genehmigung der Künstlerin und des Essl Museums


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Xenia Hausner: Von Literatur und den Frauen in der Kunst. Ingrid Reichel